Absentéisme dans la fonction publique territoriale : ce n'est plus la fréquence qui inquiète les RH, c'est la durée
- moveyourbrain35
- 14 août
- 2 min de lecture
Selon le Panorama Qualité de vie au travail et santé des agents dans les collectivités territoriales 2025, réalisé sur les données de plus de 440 000 agents affiliés à la CNRACL, la durée moyenne d'un arrêt pour raison de santé atteint désormais 53 jours, en hausse de 11 % sur les cinq dernières années. Le taux global d'absentéisme, lui, reste relativement stable autour de 9,8 %.
Ce contraste change la nature du problème pour les services RH. Le sujet n'est plus de savoir combien d'agents s'absentent un jour donné, mais ce qui transforme un arrêt court en arrêt long. Une partie de la réponse tient au vieillissement de la population agent, 44,6 ans de moyenne d'âge en territoriale, la plus élevée des trois versants. Une autre partie tient à une usure plus difficile à mesurer : celle qui s'accumule avant l'arrêt, sans jamais apparaître dans un tableau de bord tant qu'elle ne s'est pas transformée en absence prolongée.
C'est précisément sur cette phase invisible que MoveYourBrain intervient, en amont de l'arrêt plutôt qu'en réaction à celui-ci. Le principe : un rituel de jeu collectif de 20 minutes, deux fois par mois, installé sur la pause légale que chaque agent possède déjà. Aucune organisation supplémentaire n'est demandée aux équipes RH, déjà occupées par le suivi des dossiers longs. Le rituel est porté par un apprenti déjà en poste dans la collectivité, formé et certifié, qui active un lien que l'organigramme ne prévoit pas.
L'objectif n'est pas de remplacer le suivi individuel des arrêts, mais de renforcer ce qui protège les agents avant qu'un arrêt court ne devienne un arrêt long : le sentiment d'appartenance, la reconnaissance informelle, le fait de se retrouver régulièrement en dehors des seuls temps de travail.
Éric Songue Nguena, fondateur de SABSENS. À propos
Commentaires