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Changer de site : le bon moment pour de nouveaux repères d'équipe
Un nouveau lieu de travail ouvre une période rare : celle où les habitudes se choisissent. Quand une équipe change de site, les gestes du quotidien ne se font plus tout à fait d'eux-mêmes. Le chemin du matin, la salle où l'on se retrouve, le moment où l'on fait une pause : chacun cherche ses repères, et l'équipe les reconstruit ensemble. Le psychologue Bas Verplanken, de l'université de Bath, a donné un nom à ce moment : la discontinuité des habitudes. Quand le contexte chang
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il y a 4 jours1 min de lecture
Fidéliser ses apprentis en hôtellerie-restauration : l'équipe avant tout
Un apprenti reste d'abord pour l'équipe qu'il retrouve chaque jour. On imagine souvent l'inverse : qu'un jeune s'engage dans un CAP cuisine ou un BTS hôtellerie par passion, et que cette passion suffit à le faire tenir jusqu'au diplôme. La recherche montre que le métier compte, mais que l'équipe compte davantage. Ce qui fait rester un apprenti En octobre 2024, la DARES, le service statistique du ministère du Travail, a publié une étude sur les ruptures de contrats d'apprentis
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11 oct.3 min de lecture
Le même temps de pause, vécu ensemble
Dans le centre d'appels d'une grande banque, des équipes en apparence identiques obtenaient des résultats très différents. La différence tenait moins aux compétences ou aux outils qu'à la manière dont les membres d'une équipe échangeaient entre eux, y compris en dehors des appels. Au MIT, le chercheur Alex Pentland a observé ces échanges à l'aide de badges électroniques portés par les salariés. Il a constaté que la façon dont une équipe communique pèse davantage dans sa réuss
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11 oct.1 min de lecture
Chaque équipe compte, les liens entre elles aussi
Dans un magasin, le rayon frais, la réserve et les caisses avancent au même rythme, chacune dans son périmètre. Il en va de même partout où plusieurs services partagent un même lieu de travail. Ce qui relie ces équipes entre elles compte pourtant autant que ce qui se passe à l'intérieur de chacune. Pendant vingt minutes de jeux debout, des collègues qui se croisent toute la journée se retrouvent dans le même jeu, au-delà de leur service. Au MIT, le chercheur Alex Pentland a m
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11 oct.1 min de lecture
Chaque génération a quelque chose à donner, et à recevoir
Transmettre fait du bien à celui qui donne, autant qu'à celui qui reçoit. Entre un apprenti et un collègue qui a des années de métier, c'est souvent ce qui se joue, au détour d'un geste montré ou d'une question posée. La transmission se fait au fil des journées, souvent sans qu'on la remarque. Des chercheurs des universités Érasme de Rotterdam, de Floride et de Berne ont suivi 173 binômes de collègues d'âges différents. Publiée en 2020 dans le Journal of Applied Psychology, l
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11 oct.1 min de lecture
La confiance d'une équipe se construit dans la relation
Un manager pense parfois devoir avoir du charisme, ou inspirer confiance d'emblée, pour être suivi par son équipe. Pendant vingt minutes de jeu, il se retrouve aux côtés de ses collègues, dans un rapport d'égal à égal. Il ne dirige rien : il joue, il se trompe parfois, il rit avec les autres. Son équipe le découvre sous un autre jour. Une étude publiée en 2024 dans le Journal of Applied Psychology, menée par Urszula Lagowska et ses collègues de Neoma Business School, de la Fo
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11 oct.1 min de lecture
Unique et soudé : appartenir au groupe sans s'effacer
Une équipe soudée n'a pas besoin que chacun efface ce qui le rend unique. Appartenir au groupe et y rester soi-même vont ensemble. Pendant vingt minutes de jeux debout, chacun participe au même titre que les autres, dans le même mouvement, tout en gardant sa propre manière de jouer, de réagir, de s'exprimer. Personne n'a à ressembler à son voisin pour faire partie du jeu. La chercheuse Lynn Shore et ses collègues ont établi, en 2011, que l'inclusion dans une équipe repose sur
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11 oct.1 min de lecture
Une place pour chacun, dans l'ordre comme dans le jeu
Dans certaines équipes de soin, c'est l'aide-soignant qui parle en premier lors des réunions, avant l'infirmière, le psychologue, puis le médecin. Le jeu collectif crée lui aussi un moment où la parole et la participation circulent au même titre pour chacun, indépendamment du rôle habituel dans l'équipe. Pendant vingt minutes, chaque métier compte autant que les autres. Philippe Colombat et Evelyne Fouquereau, chercheurs à l'Université de Tours, ont établi que la démarche par
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11 oct.1 min de lecture
Un rituel ordinaire, répété : ce qui fait la valeur
L'assemblage d'éléments ordinaires construit souvent plus de changement durable qu'une innovation spectaculaire. L'intuition commune valorise la nouveauté, le dispositif inédit, la technologie de pointe, plutôt que la combinaison intelligente d'outils et de rituels déjà familiers. Un jeu debout, avec un matériel élémentaire, sans écran ni logistique lourde, élimine toute barrière à l'entrée et garantit un engagement immédiat. Rien à installer, rien à apprendre, rien à mainten
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1 oct.1 min de lecture
Et si la résilience d'une équipe ne dépendait pas de la force de caractère de chacun de ses membres ?
Une équipe qui traverse bien une crise n'est pas forcément composée d'individus exceptionnellement résistants pris un par un. L'intuition voudrait qu'une équipe résiliente soit une somme de personnalités fortes. Les chercheurs Bradley Kirkman et Adam Stoverink, dans leur ouvrage Unbreakable, ont étudié des équipes confrontées à des conditions extrêmes. Il en ressort que la résilience collective dépend avant tout des processus de dialogue, d'entraide et de coordination déjà ét
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25 sept.1 min de lecture
Et si le facteur de performance était différent de ce que l'on croit ?
La performance semble d'abord une question de compétences et d'expérience. C'est le critère le plus intuitif pour composer une équipe : réunir les meilleurs profils, les plus expérimentés, les plus qualifiés sur le papier. Google a mené, entre 2012 et 2016, la plus vaste étude jamais réalisée sur la performance d'équipe, connue sous le nom de Projet Aristote. Des centaines de variables ont été analysées : composition des équipes, ancienneté, niveau d'expertise individuel, per
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25 sept.1 min de lecture
Ce qui retient un collaborateur ne s'explique jamais lors d'un entretien annuel
Un entretien annuel passe en revue les objectifs, les résultats, les perspectives d'évolution. Il ne dit presque jamais pourquoi un collaborateur reste, ou pourquoi il finit par partir. Ce sont souvent les liens tissés au fil du quotidien, avec ceux qu'on côtoie chaque jour, qui pèsent le plus dans cette décision, bien plus que ce qui se formalise dans un document RH. L'institut Gallup a établi qu'un collaborateur ayant de solides relations amicales au travail est deux fois p
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25 sept.1 min de lecture
Et si la qualité d'une solution dépendait moins des idées elles-mêmes que de la manière dont elles circulent ?
Une idée qui reste dans la tête de celui qui l'a eue ne change jamais rien à la décision finale. Elle doit d'abord circuler, être entendue, discutée, pour avoir un effet sur le résultat collectif. La chercheuse Anita Woolley, de l'université Carnegie Mellon, a publié dans la revue Science une étude fondatrice sur l'intelligence collective. Elle y établit que la capacité d'un groupe à résoudre des problèmes n'est presque pas liée à l'intelligence individuelle de ses membres. L
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25 sept.1 min de lecture
Un bien-être qui se construit là où l'on travaille
Un événement fort, une fois vécu, finit par devenir un souvenir comme un autre. Une olympiade d'entreprise, une murder party, un séminaire hors les murs marquent les esprits sur le moment, puis s'estompent dans la mémoire collective, comme n'importe quel souvenir marquant fini par le faire. Le rituel ne cherche pas à créer un souvenir exceptionnel. Il offre un repère qui revient, dans le lieu même où l'équipe travaille chaque jour. Vingt minutes, deux fois par mois, sans qu'i
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15 sept.2 min de lecture
Un espace à part, dans le cadre de tous les jours
Pendant vingt minutes, un manager qui joue n'est plus un manager. Un agent qui joue n'est plus dans sa fiche de poste. Le rituel collectif crée cet espace, pendant vingt minutes. Le manager redevient un joueur parmi d'autres, sans avoir à fédérer ni superviser une équipe. Les barrières hiérarchiques s'effacent le temps du jeu, avant de reprendre leur place une fois le rituel terminé. L'historien Johan Huizinga a montré, dans son ouvrage de référence Homo Ludens publié en 1938
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15 sept.1 min de lecture
Intégration des étudiants : ce que l'animation développe, que le poste seul ne donne pas
Une enquête menée en 2023 auprès de 1200 managers européens (Skills Outlook) montre que 82% d'entre eux placent la capacité à coopérer comme premier critère de recrutement, devant les compétences techniques. Ces compétences de coopération et de leadership ne s'acquièrent pas par la seule présence à un poste. Elles se développent par la pratique répétée d'une responsabilité de groupe : mener, animer, faire tenir un collectif ensemble. Porter un rituel devant ses collègues. App
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15 sept.1 min de lecture
Intégration des étudiants : une occasion réelle d'être vu et reconnu
Une étudiante qui prépare son avenir professionnel reste souvent invisible aux yeux des décideurs de l'établissement où elle travaille. Animer un rituel devant l'ensemble d'une équipe donne à un apprenti ou une étudiante une visibilité que sa seule mission habituelle ne lui offre pas. Le sociologue Mark Granovetter a établi, en 1973, que les meilleures opportunités professionnelles viennent rarement du cercle proche. Un candidat recommandé serait quinze fois plus susceptible
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15 sept.1 min de lecture
Intégration des étudiants : une autorité qui ne repose pas sur la hiérarchie
Un étudiant qui anime un rituel n'a aucune autorité hiérarchique sur les agents présents. Les psychologues John French et Bertram Raven ont établi, dès 1959, que l'autorité dans un groupe ne repose pas uniquement sur la position hiérarchique. Le pouvoir d'expertise et le pouvoir de référence, fondés sur la compétence reconnue et la confiance installée, permettent d'exercer une forme de leadership sans lien de subordination. C'est précisément ce que mobilise un apprenti ou un
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15 sept.1 min de lecture
Intégration des étudiants : une confiance qui existe avant de commencer
Un intervenant extérieur qui vient animer une seule fois reste un inconnu, même compétent. Le psychologue Robert Zajonc a établi, dès 1968, l'effet de simple exposition : la répétition d'un contact avec une personne familière suffit à augmenter la confiance qu'on lui accorde, indépendamment de toute autre qualité. Ce mécanisme opère même sans effort conscient. MoveYourBrain propose cette évolution à un apprenti ou une étudiante présent dans l'établissement : les visages qu'il
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15 sept.1 min de lecture
La pause collective, un rappel qu'on fait partie d'un groupe
Les psychologues Edward Deci et Richard Ryan ont identifié, dans leur théorie de l'autodétermination, trois besoins psychologiques fondamentaux à la motivation humaine : l'autonomie, la compétence et la relatedness, soit le sentiment d'appartenir à un groupe et de compter pour les autres. Selon leurs travaux, aucun des trois besoins ne peut être compensé par les deux autres : un environnement qui néglige l'appartenance affaiblit la motivation, même s'il satisfait pleinement l
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8 sept.1 min de lecture
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