Absentéisme : quand un agent s'arrête, la charge ne disparaît pas, elle se déplace sur ceux qui restent
- moveyourbrain35
- 14 août
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Le Baromètre national 2025 de la santé mentale des agents de la fonction publique territoriale, mené par Moodwork auprès de plus de 6 100 agents, avance trois chiffres qui se répondent : 42 % des agents se disent épuisés plus d'une fois par semaine, 65 % pensent à leur travail le soir ou le week-end, et 39 % estiment que l'absentéisme impacte fortement leur activité au quotidien.
Ce dernier chiffre dit quelque chose que les rapports institutionnels mentionnent rarement de front. L'absentéisme n'est pas seulement la difficulté de celui qui s'arrête, c'est aussi la charge que doit absorber l'équipe restée en poste, souvent sans effectif de remplacement ni reconnaissance de l'effort fourni. Un cercle s'installe : la surcharge use ceux qui tiennent le service, qui finissent à leur tour par s'arrêter.
Le même baromètre relève un point d'appui : 75 % des agents déclarent que leur travail a du sens. Ce qui fait défaut n'est donc pas l'engagement des agents envers leur mission, mais un espace régulier pour souffler collectivement avant que la charge ne devienne trop lourde à porter seul.
MoveYourBrain propose ce temps sans en créer un de plus : 20 minutes de jeu collectif, deux fois par mois, sur la pause légale que chaque agent possède déjà, sans mobiliser de temps de service ni demander d'organisation supplémentaire. Le rituel est porté par un agent apprenti déjà en poste, formé et certifié, pas par un intervenant extérieur qui ignore la réalité du service.
Éric Songue Nguena, fondateur de SABSENS. À propos
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