Et si la qualité d'une solution dépendait moins des idées elles-mêmes que de la manière dont elles circulent ?
Dernière mise à jour : 11 oct.
Une idée qui reste dans la tête de celui qui l'a eue ne change jamais rien à la décision finale. Elle doit d'abord circuler, être entendue, discutée, pour avoir un effet sur le résultat collectif.
La chercheuse Anita Woolley, de l'université Carnegie Mellon, a publié dans la revue Science une étude fondatrice sur l'intelligence collective. Elle y établit que la capacité d'un groupe à résoudre des problèmes n'est presque pas liée à l'intelligence individuelle de ses membres. Le facteur le plus déterminant est la façon dont la parole circule dans le groupe : quand chacun trouve sa place dans l'échange, le groupe trouve de meilleures solutions ensemble.
Le jeu collectif installe ce même principe de circulation égale. Personne n'y occupe une place plus centrale qu'un autre, quel que soit son rôle habituel dans l'organisation.
C'est ce que propose la pause collective : un rituel de vingt minutes, deux fois par mois, animé par un apprenti ou un étudiant présent dans l'établissement, certifié par SABSENS, où la parole circule au même titre pour chacun.
Un levier d'innovation qui commence par la circulation des idées.
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Éric Songue Nguena, fondateur de SABSENS. À propos
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