Et si le facteur de performance était différent de ce que l'on croit ?
Dernière mise à jour : 11 oct.
La performance semble d'abord une question de compétences et d'expérience. C'est le critère le plus intuitif pour composer une équipe : réunir les meilleurs profils, les plus expérimentés, les plus qualifiés sur le papier.
Google a mené, entre 2012 et 2016, la plus vaste étude jamais réalisée sur la performance d'équipe, connue sous le nom de Projet Aristote. Des centaines de variables ont été analysées : composition des équipes, ancienneté, niveau d'expertise individuel, personnalités. Aucune de ces variables ne prédisait vraiment la réussite d'une équipe.
Le facteur qui ressortait devant tous les autres était la sécurité psychologique, soit la capacité de chacun à s'exprimer, proposer une idée ou signaler une erreur sans craindre le jugement des autres. Les équipes où ce climat existait surperformaient systématiquement les équipes mieux dotées en expertise individuelle, mais dépourvues de cette sécurité.
Le jeu collectif installe précisément ce climat. Chacun y participe au même titre, dans le même mouvement, sans enjeu de performance individuelle à démontrer devant les autres.
C'est ce que propose la pause collective : un rituel de vingt minutes, deux fois par mois, animé par un apprenti ou un étudiant présent dans l'établissement, certifié par SABSENS, où la prise de parole et la participation restent égales pour chacun.
Un levier de performance qui ne se décrète pas, mais se construit.
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Éric Songue Nguena, fondateur de SABSENS. À propos
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